:: Retour Accueil ::
Je ne suis ni un médecin ni un chercheur
Zoom Proue
Nicolas CHARMET - Un marin militant

« Longtemps, j’ai ressenti la maladie qui a emporté ma mère lorsque j’étais enfant, comme une fatalité contre laquelle je me sentais impuissant. J’aurais voulu faire quelque chose contre la maladie, mais je ne suis ni médecin, ni chercheur.

Avec mon bateau, je fais ce tout ce qui est dans mes moyens pour participer à la lutte contre le cancer.
Mon histoire fait réfléchir.
C’est extrêmement positif. Lorsque l’on parvient à donner envie de réagir, voire d’agir, c’est déjà un grand pas de fait. »

Nicolas Charmet

 

En janvier 2004, à 27 ans, Nicolas met sa vie professionnelle entre parenthèses pour se lancer pleinement dans son grand défi : traverser l’Atlantique à la voile en solitaire et sans assistance sur son voilier de 6,50 m. Il va réussir son challenge. « Ce fut rude, mais je suis arrivé au bout » dit modestement Nicolas à l’arrivée de sa traversée, épuisé par des semaines de navigation sans pilote automatique, en solitaire.
A chaque fois qu’il était au bord de l’abandon, les couleurs de la Ligue contre le cancer, dans sa grand-voile, lui redonnait l’énergie de lutter jusqu’à l’arrivée.

Nicolas s’implique auprès des autres militants et des malades, parallèlement à son programme sportif. Il participe à tous les événements nationaux de l’association et intervient auprès de son Comité, celui de l’Ille et Vilaine, dans des opérations de prévention menées dans des collèges (25 interventions par ans sont programmées en 2006 et 2007).
Les militants de la Ligue contre le cancer suivent avec émotion le parcours de Nicolas. Son aventure est vectrice d’un message fort d’engagement et de volonté.
La Ligue contre le cancer et Nicolas s’engagent à nouveau, ensemble, pour aller plus loin encore.

 

« Je veux continuer à mener ce combat,
                                   qui est celui de tous»


Interview de Nicolas

Pourquoi vous engager auprès de la Ligue contre le cancer ?
Très jeune, j’ai dû affronter la réalité du cancer. J’ai nourri un sentiment d’impuissance et de révolte envers cette maladie profondément injuste. J’ai décidé de la combattre, à ma manière, avec toute ma conviction et ma rage. J’ai fait don de mon bateau à la Ligue, et je navigue depuis 2004 sous les couleurs de l’association. En tant que « skipper militant » je participe à des opérations de préventions, aux côtés d’intervenants de la Ligue.

La Ligue contre le cancer finance-t-elle votre programme sportif ?
Non ! Je suis simplement animé par la volonté de faire reculer la maladie. Des sponsors financent mon programme sportif.

Pourquoi vous être lancé dans une transatlantique en solitaire sans assistance ?
En tant que skipper amateur, cette course représentait un véritable challenge pour moi, en 2005. Il existe de grandes similitudes entre cette épreuve sportive et la lutte menée par les militants de la Ligue contre le cancer. Avec de la volonté et de la détermination, cette course se révèle accessible à tous. C’est aussi une aventure solitaire, quotidienne et longue.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Cette première course était un défi pur. Aujourd’hui, je sais où je vais. Je sais que je peux aller plus loin pour la ligue. Je capitalise sur l’expérience acquise. Avec la Ligue contre le cancer, nous avons passé le cap de la découverte. Nous avons décidé d’aller plus loin. En juillet 2007, je participerai en double, à la première course de la classe mini organisée vers l'Orient (de Marseille à Alexandrie avec étape à Malte) : la course des Trois continents. Puis je prendrais le départ en Août d’une nouvelle course vers le rocher du Fastnet au départ de Plymouth… En parallèle, mon engagement aux côtés des autres militants s’intensifie. Mon histoire est porteuse d’un message d’engagement et de volonté qui porte ses fruits, notamment auprès des jeunes. Il faut continuer !

Plus qu’un simple message c’est un combat que vous souhaitez mener ?
Aujourd’hui, le cancer a « pris racine » dans le paysage. Le passéisme et le fatalisme ambiants doivent être combattus ! La recherche est active, les traitements s’améliorent, grâce aux actions de la Ligue contre le cancer et aux soutiens dont elle bénéficie. Désormais, on peut vivre avec un cancer. Mais on en meurt encore. La prévention et l’information tiennent une place primordiale dans la lutte, notamment auprès des jeunes. Avec mon bateau, je souhaite porter un message d’espoir, associé à un appel à la mobilisation.

Vous êtes donc un peu un « héraut » de la lutte contre le cancer ?
Je suis devenu skipper militant pour soutenir les actions de la Ligue contre le cancer. Je vis cette mission totalement, à plein temps. Mon engagement et ma volonté se renforcent à chaque rencontre avec les autres militants. Je veux continuer à mener ce combat, qui est celui de tous.

................................................................................................

«  Le projet de Nicolas nous tient à cœur. Je suis très heureux que des gens comme lui nous rejoignent avec des projets personnels. Celui de Nicolas porte un message volontaire et très positif. Il faut savoir qu'aujourd'hui, grâce une forte mobilisation, de plus en plus, on guéri du cancer. Le projet de Nicolas, c'est tout ça. Son projet est sain et porteur d'un symbole fort. »

  Le Dr Jean-François Tourtelier,
Président du Comité de la Ligue contre le cancer d'Ille et Vilaine (35)